
Cet article est extrait de la revue mensuelle Sciences et Avenir – La Recherche n°910 de décembre 2022.
Que peuvent dire les archéologues du monde moderne que les historiens n’ont pas encore touchés ? A cette question, Vincent Carpentier, spécialiste de l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale, propose une réponse passionnante.
Nouvelle discipline dans le milieu de la recherche
Ainsi, son livre est une synthèse profonde des objets d’étude que sa discipline, totalement inédite dans le champ de la recherche, a mis au jour : les camps de prisonniers de guerre allemands en France (comme La Glasry, près de Cherbourg), les couches de guerre ( matériaux et ordures résultant des bombardements et des enfouissements), restes de bâtiments et matériels militaires (relégués depuis longtemps au rang de vulgaire « pollution »), théâtres de guerre oubliés (les îles de l’archipel des Palaos, dans l’océan Pacifique, par exemple ) …
Héritage à gérer
Véritable mine d’informations, l’ouvrage suscite également des réflexions intéressantes sur la manière de gérer cet héritage souvent disgracieux. De main de maître.
« Pour l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale », Vincent Carpentier, La Découverte, 368 pp., 24 euros.
1 crédit

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
