Les fleurs de CBD sont définitivement légales en France - 1

Le jeudi 29 décembre 2022, le Conseil d’État a finalement abrogé un décret gouvernemental visant à interdire le commerce des fleurs de CBD en France, près d’un an après sa publication par le gouvernement français. Le décret avait déjà été suspendu début 2022 suite à la mobilisation de plusieurs acteurs de la filière chanvre du CBD.

Le Conseil d’État a jugé qu’une interdiction générale et absolue de la vente de fleurs et de feuilles de cannabis brut était « disproportionnée » et que leur vente « ne présente pas de risque pour la santé publique » pouvant justifier l’interdiction.

« En l’état des preuves scientifiques, la nocivité des autres molécules présentes dans les fleurs et les feuilles de cannabis, notamment le CBD, n’est pas établie. »

Le Conseil d’État rappelle également les données actuellement disponibles sur le CBD, notamment ses « propriétés relaxantes et anticonvulsivantes, ainsi que ses effets anticonvulsivants ». [sans]effet psychotrope et [sans provoquer] dépendances. »

Comme l’ont montré divers chiffres français depuis 2019, le Conseil d’État a rappelé que la police peut faire la différence en cas de contrôle entre le cannabis CBD et le cannabis THC « grâce à des tests rapides ».

Dès lors, le Conseil d’Etat oblige le gouvernement à autoriser la vente libre du cannabis, ainsi que sa culture par tous. Ainsi, un décret pris en 2021 a limité la culture du chanvre aux seuls agriculteurs.

Par sa décision finale en faveur de la vente et de la culture libres du chanvre, le Conseil d’Etat enterre la guerre du CBD entamée en 2014 contre Canavape, « la première e-cigarette au cannabis 100% légale », selon ses fondateurs.

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), puis la Cour de cassation, ont dû confirmer que le cannabidiol ne pouvait pas être considéré comme une drogue sans « effets psychotropes ou effets nocifs sur la santé humaine ». En fin de compte, cela n’a pas empêché le gouvernement d’interdire sa vente au détail.

« D’un point de vue juridique, nous avions une confiance raisonnable dans la décision, mais c’est quand même un soulagement pour l’industrie. Dans un premier temps, l’Etat voulait même interdire la molécule CBD. Nous n’avons pas perdu une seule bataille et la loi est de notre côté », a déclaré à Libération Aurélien Delecroix, président du Syndicat professionnel du cannabis, qui a attaqué le décret avec d’autres acteurs.

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