Avec la percée de l’extrême droite dans le monde entier, il est tard pour exhumer les leçons du milieu du XXe siècle. Bien qu’il y ait peu de coupables et de victimes de l’Holocauste encore en vie, ce documentaire autrichien exemplaire tente de retracer et de comprendre les deux côtés avant qu’ils ne disparaissent. Il s’agit d’une tentative de documenter le massacre des Juifs hongrois dans la communauté de Hofamt Priel sur le Danube.
Le réalisateur Hans Hochstöger a grandi à Hofamt Priel, un village de fermiers situé à environ 100 km à l’ouest de Vienne, annexé à la ville plus grande de Persenbeug. Il a été témoin d’un massacre perpétré par les SS le soir du 2 mai 1945, lorsque plus de 200 réfugiés ont été amenés sur un chantier de construction près de la rivière et assassinés. Les restes ont été déplacés vers un cimetière juif en 1964, mais le meurtre a été complètement ignoré et jamais enquêté, contrairement à d’autres incidents similaires à proximité. Ce n’est que plus tard qu’un mémorial désolé a été érigé.
Le documentaire, sobre et marquant, commence avec un voisin qui a été témoin du massacre, et Hochstöger recueille systématiquement les témoignages des survivants, qui sont les plus éloquents. Ceux-ci incluent les frères Marton et Zev Vilmos Klein, qui ont échappé à la mort grâce au travail forcé dans une usine de Budapest, et Yakov Tibor Schwarz, qui a survécu en se cachant sous une paille sur le chantier de construction.
Il est plus difficile de trouver des informations sur les coupables : des preuves indiquent que le maire de Persenbeug, un médecin local, un membre du parti nazi et d’autres ont collaboré avec les SS, mais ils sont tous décédés et leurs familles refusent de parler. Malgré cela, le documentaire salue également les actions positives de certaines personnes, comme la famille qui a caché Schwarz dans la forêt et le chef de police local qui a tenté sans succès de poursuivre les criminels.
Les extraits d’archives du documentaire montrent une reprise improbable et choquante racontée par György Roth, un parent des victimes décédées. Dans l’ensemble, Endphase est un acte sévère mais nécessaire de témoignage. Il sera diffusé sur True Story le 28 avril.
Points clés :
– Le documentaire autrichien Endphase cherche à retracer le massacre des Juifs hongrois dans la communauté de Hofamt Priel sur le Danube.
– Le réalisateur Hans Hochstöger a vu plus de 200 réfugiés se faire assassiner sur un chantier de construction près de la rivière.
– Les survivants, notamment les frères Marton et Zev Vilmos Klein et Yakov Tibor Schwarz, sont les plus éloquents.
– Il est difficile de trouver des informations sur les coupables, bien qu’il y ait des preuves de la collaboration de plusieurs personnes avec les SS.
– Des actions positives ont également été saluées, notamment la famille qui a caché Schwarz dans la forêt et le chef de police local qui a tenté sans succès de poursuivre les criminels.
– Endphase sera diffusé sur True Story le 28 avril.
