Critique du film "The Teacher" : Un éducateur palestinien confronté à son passé radical - 1

Un thriller dramatique du réalisateur britannico-palestinien Farah Nabulsi, se déroulant en Cisjordanie: une vallée géopolitique de larmes en colère. Le film présente un récit assez simpliste, mais il est remarquablement interprété, notamment par son protagoniste masculin, Saleh Bakri, que l’on pourrait se rappeler de sa performance dans le film autobiographique d’Elia Suleiman, The Time That Remains, où il jouait le père du réalisateur, Fuad.

  • Le film met en scène Basem, un professeur de l’anglais palestinien, travailleur, idéaliste et tourmenté, éloigné de sa femme et troublé par son passé.
  • Basem, autrefois engagé dans la résistance radicale, prône désormais l’action non violente et est profondément préoccupé par un garçon voisin et élève, Adam, dont la maison a été démolie et dont le frère a été abattu par un colon, et qui cherche maintenant à se venger.
  • Parallèlement, Basem commence à tomber amoureux de manière poignante d’une bénévole britannique nommée Lisa, surnommée joyeusement « Miss Nations Unies » par les élèves.
  • L’histoire de Basem se déroule en parallèle avec celle d’un soldat de l’IDF kidnappé, dont la liberté est conditionnée par la libération de plus d’un millier de prisonniers palestiniens.

Peut-être que le drame et ses enjeux paraissent un peu limités, et l’on peut se demander si le film représente vraiment la réalité de ce qu’il faudrait pour qu’une seule personne garde, nourrisse et s’occupe d’un otage secret toute la journée. Mais Nabulsi frappe juste avec assurance et Bakri se distingue vraiment; sa sensibilité et son intelligence dominent chaque scène.

Le film The Teacher sortira dans les cinémas britanniques et irlandais à partir du 27 septembre

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