Critique du film "The Home Game" : une histoire douce et émouvante sur les outsiders du football islandais - 1

Un petit village islandais transforme un terrain de lave en terrain de football

Dans le village de Hellissandur, en Islande, avec une population de 369 habitants, un modeste documentaire raconte comment le village a obtenu son premier terrain de football. Les habitants se sont tous mobilisés pour transformer une parcelle enfoncée dans un champ de lave en un site utilisable pour des matchs, et ainsi réaliser le rêve de la coupe. Le coach des jeunes, Viðar Gylfason, est l’un des principaux contributeurs qui apparaissent à l’écran pour raconter une histoire qui, au premier abord, semble trop mince pour remplir les 79 minutes du film.

Gylfason raconte comment son objectif était de baptiser le terrain en 1996 avec un match de coupe pour l’équipe locale Reynir FC, un plan qui ne s’est pas déroulé comme prévu. Cela laisse place à une narration contemporaine dans laquelle les cinéastes suivent un groupe de personnages locaux déterminés à former une équipe hétéroclite de joueurs pour réaliser le rêve de Gylfason. Les enjeux sont honnêtement très bas, et le film le sait; vous serez soit charmé, soit indifférent. Parmi les charmés, on compte les participants de plusieurs festivals de cinéma, dont celui de Glasgow, qui lui ont décerné divers prix du public; ces prix sont généralement attribués à des films soit tragiques, politiquement galvanisants, soit réconfortants – et The Home Game s’inscrit parfaitement dans cette dernière catégorie, avec ses personnages de petite ville, son ambition bizarre de réaliser un rêve avorté depuis des décennies, et sa bande de joyeux marginaux travaillant ensemble contre vents et marées.

Ce film n’a pas pour but de révolutionner le genre du documentaire, mais simplement de raconter une petite histoire de manière directe; c’est le genre de chose que l’on peut imaginer diffuser en boucle pour les touristes dans un centre d’accueil de Hellissandur. Le documentaire devrait-il viser un peu plus haut? Indéniablement, mais il serait mesquin de se plaindre que ce charmant petit film devrait en faire davantage, un peu comme reprocher à Leyton Orient de ne pas se qualifier pour l’Europe; ils ne jouent tout simplement pas dans cette division, et c’est bien ainsi, il y a de la place dans le jeu pour le petit gars aussi.

Le documentaire The Home Game est à l’affiche au Bertha DocHouse de Londres à partir du 24 août.

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