Street Trash: un remake sud-africain d’un classique horrifique américain
Ce film n’est pas tant un remake qu’un écho du film d’horreur culte américain de 1987 du même titre. Comme dans le film original, il contient des scènes de chair fondue grâce à des effets pratiques, et une intrigue où des pouvoirs maléfiques tentent d’éliminer les sans-abri. Cette fois-ci, l’action a été transposée de l’Amérique urbaine à un Cape Town dystopique, en Afrique du Sud, où il semble n’y avoir aucune classe moyenne: juste des riches propriétaires faisant des blagues sur la crypto-monnaie avec leurs téléphones … et tout le monde.
La majorité crasseuse vit dans la rue, fouillant les poubelles pour survivre. Divers gangs se disputent entre eux alors qu’il est évident que les véritables ennemis sont les riches. Cela vaut particulièrement pour le Maire Mostert (Warrick Grier, un ricanement et un rire) qui a mis au point un poison aérien qui liquéfie les gens après une préparation dégoûtante au cours de laquelle ils se couvrent de ballons de peau colorés remplis de boue multicolore qui éclatent et se dissolvent, laissant des cadavres qui ressemblent à s’ils avaient passé une nuit macabre avec Gunther von Hagens de Body Worlds.
Un jour, notre protagoniste d’âge moyen Ronald (Sean Cameron Michael) sauve Alex (Donna Cormack-Thomson) des sbires du Roi Rat qui – surprise! – s’avère être une femme (Suraya Rose Santos). Ronald et son acolyte juif au langage coloré Chef (Joe Vaz) emmènent Alex à leur repaire en plein air et la présentent à leur bande de marginaux en haillons, dont un type qui a des visions d’une créature extraterrestre marionnette à la peau bleue et à la langue bien pendue doublée par le réalisateur Ryan Kruger. Des dialogues vulgaires ennuyeux alternent avec des interludes tout aussi fades où les gens fondent. Puis tout se résout enfin après 85 très longues minutes.
