
Un thriller horrifique mettant en vedette une performance principale d’une intensité purement sociopathique se démarque. Le réalisateur canadien Pascale Plante écrit et dirige ce film, mettant en scène la nouvelle venue Juliette Gariépy dans le rôle dérangeant de Kelly-Anne, un mannequin obsédé par le procès en cours d’un présumé tueur en série surnommé le Démon de Rosemont.
- Le film ne montre jamais la violence horrifique à l’écran, préférant rester largement dans les limites rhétoriques de la procédure judiciaire, avec une touche de répulsion qui rappelle Cronenberg ou Refn.
- Kelly-Anne, campée par Gariépy, se distingue par son obsession pour le procès du présumé tueur en série, s’installant toute la nuit à l’extérieur du Palais de justice de Montréal pour assister à l’audience.
- Elle mène une vie solitaire dans un appartement de luxe, ne parlant qu’à son agent et à un assistant vocal, et se consacrant au poker en ligne en dehors de l’affaire en cours.
- Le film met en lumière la solitude et l’inquiétante présence de Kelly-Anne, tout en suscitant des questions sur l’existence des « red rooms » et en introduisant des personnages secondaires perturbants.
- Malgré quelques aspects inauthentiques du scénario, la performance remarquable de Gariépy en fait un film à ne pas manquer.
Red Rooms est actuellement en salles au Royaume-Uni depuis le 6 septembre.
