
La guerre du Porcelaine : quand l’art rencontre le conflit en Ukraine
Comparé au film primé « The Earth Is As Blue As an Orange » de 2020, qui racontait l’histoire d’une famille ukrainienne essayant de faire un film pendant l’incursion russe dans le Donbass, ce nouveau récit tout aussi artistique se rapproche davantage de la ligne de front. Suivant, et en grande partie filmé par, les soldats civils de Kharkiv Slava Leontyev et Andrey Stefanov, un céramiste et un peintre respectivement, cette chronique photographiée de manière éblouissante est une nouvelle défense ardente de la créativité face à l’agression. Mais elle soulève quelques mises en garde inconfortables.
- Le film met en lumière l’importance de la créativité pendant les conflits.
- Les personnages principaux, Slava et Andrey, sont des artistes confrontés à la guerre.
- La porcelaine devient un symbole de la résistance ukrainienne.
- Le film montre les défis et les dilemmes auxquels sont confrontés ces artistes-soldats.
Ces artistes-guerriers modernes doivent faire preuve de pragmatisme. « Il n’y a pas grand-chose à aimer dans les armes », déclare Slava. « Mais nous devons comprendre qu’elles nous donnent la capacité de résister à une agression brutale, et l’avantage du pouvoir. » Cependant, l’art aussi nécessite une manipulation minutieuse. Beaucoup de leurs compositions aériennes sont envoûtantes : comme le plan d’une tranchée russe traversant un terrain arable qui ressemble à une peinture expressionniste abstraite. Peut-être trop beau, comme le souligne la chute de bombes ukrainiennes sur les fortifications peu de temps après. Le film frôle de manière troublante la beautification de l’art de la guerre, tel que Sun Tzu l’a voulu.
La guerre du Porcelaine n’est pas de la propagande, mais son zèle partisan lui permet de s’aventurer dans des zones de danger dont elle ne semble pas complètement consciente. Dans l’ensemble, cependant, il est guidé par l’amour des paysages sylvestres du pays et de tout ce qui en découle ; un argument sombre et ferme en faveur des propriétés vivifiantes de l’art.
