Un film de science-fiction audacieux et intriguant

Le film Monolith fait preuve d’un véritable courage en choisissant ce titre, mais aussi en intégrant des sons étranges rappelant ceux de Ligeti pour créer une atmosphère cosmique troublante. Ce long-métrage rappelle inévitablement 2001 : l’Odyssée de l’espace, mais il présente également des similitudes avec Premier Contact de Denis Villeneuve, en mettant en scène des artefacts extraterrestres remplis de glyphes indéchiffrables. Cependant, le premier film impressionnant de Matt Vesely parvient à se démarquer et à conquérir un territoire qui lui est propre, notamment grâce à la performance d’un seul acteur à l’écran et à quelques voix vocales.

Points importants :

  • Le film Monolith, malgré son budget limité, parvient à créer une atmosphère immersive.
  • Le scénario rappelle des films de science-fiction emblématiques, mais parvient à se démarquer.
  • L’histoire tourne autour d’une intervieweuse qui découvre des artefacts extraterrestres provoquant des visions troublantes.

L’histoire se concentre sur une intervieweuse, renvoyée pour ne pas avoir fait preuve de suffisamment de rigueur dans son travail de journaliste. Elle travaille désormais pour Beyond Believable, un podcast paranormal. En quête d’une histoire digne de ce nom, un email atterrit dans sa boîte de réception l’invitant à contacter quelqu’un nommé Floramae King à propos de « The Brick ». Après quelques renseignements, cette ancienne femme de ménage raconte son histoire à l’intervieweuse : suite à un incident traumatisant au sein de la famille pour laquelle elle travaillait, elle a reçu une mystérieuse pierre noire avec une aura puissante. En enquêtant auprès du marchand d’art à qui la brique a été vendue, l’intervieweuse découvre, alors que son podcast commence à gagner en popularité, qu’il existe des dizaines de ces artefacts à travers le monde, apparaissant mystérieusement dans la vie de leurs propriétaires et provoquant des visions perturbantes.


L’atmosphère du film rappelle également des œuvres marquantes du micro science-fiction telles que La Jetée de Chris Marker et Primer de Shane Carruth. Le fait que les interlocuteurs ne se voient jamais renforce l’impression de se pencher dans un vide métaphysique. L’intervieweuse, tout comme Ian, sa tortue au long cou, se tend vers le monde avec un scepticisme extérieur amical mais teinté d’un certain abus de position, magistralement interprété par Sullivan.

Alors que Premier Contact se concentrait sur l’acte de communication, le film de Vesely se penche sur l’horizon des événements : la vérité. Comment la trouver, notre appétit vorace pour elle à l’ère numérique, et comment cela entrave notre fidélité à cette tâche. Alors que l’intervieweuse accumule des enregistrements et édite des spectrogrammes, elle met du temps à remarquer le mystère qui se forme dans son propre passé. Peut-être que la conclusion, lorsque l’histoire revient inexorablement vers elle, reste un peu trop ancrée dans le connu, mais cette œuvre méticuleuse et hermétique mérite une investigation approfondie.

Monolith est disponible sur les plateformes numériques depuis le 26 février et est diffusé sur Binge en Australie.