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Un film captivant et superbement interprété du réalisateur italien Andrea Pallaoro est centré sur un miracle mystérieux qui refuse les clichés du film sur les « problèmes » avec des scènes de confrontation, catharsis et résolution. Comme son précédent film Hannah, dans lequel Charlotte Rampling incarnait la femme tourmentée du même nom, Monica se distingue par sa rigueur compositionnelle : des scènes de vie sont évoquées avec des vignettes étudiées, souvent sans parole, et des plans intermédiaires de positions de caméra fixe, combinés occasionnellement avec des gros plans asymétriques impressionnants.

Le personnage de Monica, une travailleuse du sexe, est interprété par l’actrice trans Trace Lysette. Elle a une voix modulée et intrigante, parfaite pour son travail, qui s’élève parfois à la colère dans diverses conversations téléphoniques. Monica traverse une rupture traumatisante, exacerbée par des nouvelles troublantes de chez elle, où sa mère Eugenia (Patricia Clarkson) est en phase terminale de démence. Elle est logée dans la maison familiale luxueuse de laquelle Monica a été exclue ado. Son frère Paul (Joshua Close) et sa femme Laura (Emily Browning) et leurs enfants l’aident, tout comme la femme de chambre Leticia (Adriana Barraza).

La situation est profondément complexe et douloureuse. Monica tente de travailler en ligne pour faire face à sa situation précaire, mais doit gérer les crises de démence de sa mère. Ce qui pouvait être vu comme une comédie d’horreur noir dans un autre film est ici accepté stoïquement et avec compassion comme un problème à résoudre. Des sentiments nouveaux et des non-dits émergent dans cette histoire de famille, faisant de ce film une oeuvre remarquablement intelligente.

Monica est disponible dans les cinémas britanniques et irlandais à partir du 15 décembre.