Tout comprendre sous le feu vert de la HAS › Geeky News - 1

La Haute Autorité de Santé (HAS) a statué. Sur un avis dû lundi 20 décembre, il est estimé que la vaccination des nourrissons de 5 à 11 ans avec Pfizer, « en raison de l’efficacité de la vaccination contre les principaux variants actuellement en circulation et du profil de tolérance satisfaisant », mais recommandée pour eux plus jeunes. Le vaccin ne sera pas « obligatoire ou obligatoire ». Les parents qui le souhaitent peuvent vacciner leurs enfants dès que les doses pédiatriques sont disponibles, trois fois inférieures à celles des adultes. Olivier Véran a annoncé que la campagne pourrait démarrer le mercredi 22 décembre, les enfants pourront recevoir deux doses à trois semaines d’intervalle et si un test sérologique préalablement réalisé est positif – si l’enfant a déjà été infecté par Sars-CoV-2 – un une seule dose suffira. Cette campagne a débuté le 15 décembre pour les enfants présentant des comorbidités. La HAS continue de proposer la vaccination des « écoliers de moins de 12 ans » en priorité, car ils sont en contact quotidien avec des écoliers plus âgés qui peuvent déjà être vaccinés.

Cette position de la HAS pourrait surprendre pour deux raisons. D’abord parce que le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV), avait indiqué début décembre qu’il était « indispensable » d’obtenir plus de données de pharmacovigilance avant de donner un éventuel feu vert à la vaccination des plus jeunes. a été ». préoccupé « par les effets secondaires possibles. Cependant, si des données consolidées « de la vie réelle » devaient arriver dans les prochaines semaines, parce que d’autres pays comme les États-Unis ou Israël ont déjà commencé leur campagne de vaccination pour les enfants de 5 à 11 ans, nous le ferions quand même. Ce n’est pas le cas. Ainsi, parce que selon les dernières études disponibles, dont celle publiée par l’Institut Pasteur le 20 décembre, la vaccination avec Pfizer ou Moderna ne semble agir contre le variant Omicron que dans le cas où la dose de rappel – troisième ou deuxième dose en cas de infection précédente – très récente Alors pourquoi cette décision ?

Que sait-on du rapport bénéfice-risque ?

Toute la problématique de la vaccination des enfants repose sur un seul concept : le rapport bénéfice-risque. A l’instar du COSV, les sociétés pédiatriques françaises, encore très – certains diraient trop – prudentes quant à la vaccination des enfants, ont toujours indiqué vouloir d’abord obtenir la garantie de l’absence de risque pour les plus petits avant de donner leur feu vert. « Dans la grande majorité des cas, le Covid-19 des plus jeunes prend une forme asymptomatique ou très peu symptomatique, comme un rhume. Depuis le début de l’épidémie, nous n’avons détecté qu’environ 600 cas de syndrome inflammatoire multisystémique (PIMS) et tous ont évolué favorablement. Chez les adultes, nous sommes dans plus de 100 000 décès ! « Contre trois pour les enfants, souligne notamment le Pr Christèle Gras-Le Guen, chef du service des urgences pédiatriques du CHU de Nantes et présidente de la Société française de pédiatrie.

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Autrement dit, les pédiatres estiment que les bénéfices pour les jeunes enfants, même s’ils sont réels, sont tellement limités (ils souffrent rarement dans les formes sévères) qu’il faut d’abord s’assurer d’écarter tout risque, même s’il est peu probable. . Cependant, pour être sûr d’écarter un éventuel effet secondaire qui surviendrait une fois sur dix millions, par exemple, au moins dix millions d’enfants doivent être vaccinés et attendre deux mois, ce qui est la durée maximale pendant laquelle ils peuvent apparaître, pour tous les vaccins. . dès le début de l’historique vaccinal – effets secondaires possibles. Cependant, comme les États-Unis et Israël ont commencé à vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans respectivement les 2 et 14 novembre, les données consolidées ne seront disponibles qu’à partir de la mi-janvier.

Une position critiquée par d’autres spécialistes, qui estiment que 600 cas de PIMS est déjà un chiffre trop élevé, sans parler des effets potentiels liés au Covid prolongé, dont l’impact est encore aujourd’hui peu connu. L’autre argument avancé est qu’a priori, il n’y a quasiment aucune possibilité que les effets secondaires du vaccin soient plus graves chez l’enfant que chez l’adulte, ce qui est confirmé par des études préliminaires. Les résultats d’un essai clinique mené par Pfizer sur 4500 enfants réussissent par exemple l’absence d’effets secondaires lourds et ne révèlent que des effets mineurs, comme des douleurs au point d’injection, quelques rouges, voire de la fatigue ou de fièvre. Ils confirment que ce vaccin les protège à 90,7 % contre les formes symptomatiques du Covid-19, au moins pour la variante Delta. L’essai clinique de Moderna, qui a porté sur 4 753 enfants, montre des résultats comparables, proches de ceux obtenus chez les adultes.

L’avis de la HAS penche en faveur de ces derniers arguments. « Les formes sévères de Covid-19 touchent rarement les enfants, mais lorsque c’est le cas, près de 80 % d’entre elles se retrouvent chez des enfants sans comorbidités, indique le rapport. Le vaccin a une très bonne efficacité contre les variants. Circule actuellement et sa capacité à prévenir les formes sévères est excellente D’où, bien que moins important que chez l’adulte, le rapport bénéfice/risque de la vaccination chez l’enfant sain au niveau individuel. [établi par l’Agence européenne des médicaments et son homologue américain et confirmé par les données en vie réelle, portant sur plus de 10 millions d’enfants vaccinés, NDLR] elle est favorable, notamment dans le contexte actuel d’incidence croissante de la maladie en France ».

Parce que maintenant ?

En d’autres termes, la HAS estime que les risques sont désormais quasiment éliminés et que les bénéfices, l’Omicron remplaçant la Delta dans le monde, sont importants. « Dans le contexte de l’arrivée de la variante Omicron, qui est plus contagieuse que la variante Delta, on peut s’attendre à une augmentation des cas de formes sévères chez l’enfant », insiste la Haute Autorité de santé. Surtout, vacciner les enfants pourrait permettre de « réduire la circulation du virus dans les écoles et donc le risque de fermeture des classes et d’isolement des enfants infectés », ajoute le rapport. Dans la même logique, la vaccination des 5-11 ans pourrait bénéficier à l’ensemble de la population en réduisant « potentiellement l’impact des vagues ultérieures », indique la HAS, même si « il n’est pas possible de conclure à ce jour », puisqu’elle dépendra de l’efficacité. du vaccin au fil du temps et de l’adhésion parentale.

Pour bien comprendre cet avis de la HAS, il faut rappeler qu’Omicron a la particularité d’échapper en partie à l’immunité conférée par une infection naturelle ou un vaccin. Par conséquent, cette variante peut plus facilement infecter des personnes qui ont déjà été infectées par d’anciennes souches de Sars-CoV-2, comme les enfants, mais aussi des adultes qui ont déjà été vaccinés. Cependant, des études préliminaires sur Omicron, dont celle publiée par l’Institut Pasteur le 20 décembre, montrent deux choses. Premièrement, cinq mois après la dernière injection d’un vaccin Pfizer ou Moderna, l’immunité conférée contre Omicron est quasi nulle. Ensuite, si la dernière injection, que ce soit la deuxième, mais surtout la troisième, remonte à un mois, alors le « boost » d’anticorps semble suffisant pour contrer le nouveau variant.

Il semble donc logique à la fois d’offrir une troisième dose à l’ensemble de la population, et de commencer à vacciner les plus petits, pour leur offrir une protection optimale en janvier, quand Omicron sera devenu majoritaire en France. En d’autres termes, même s’il y avait un effet grave improbable sur 10 millions, il serait toujours tolérable, car vacciner les très jeunes sauverait la vie de nombreux adultes. « Demander aux enfants de se faire vacciner pour que les adultes qui ne veulent pas se faire vacciner puissent marcher sans masque, ça m’agace, il faudrait plutôt insister pour vacciner tous les adultes récalcitrants avant de se concentrer sur les enfants », réplique Christèle Gras-Le Guen.

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Dans tous les cas, la décision dépendra des parents, libres ou non de faire vacciner leurs enfants. Selon notre enquête Opinion 2022, « Elabe pour BFMTV / L’Express en partenariat avec SFR, 7 parents sur 10 s’opposent à la vaccination de leurs enfants de 5 à 11 ans ». terme effets secondaires », pointe également la HAS, qui accuse « un manque de communication à destination des parents à tous les niveaux et notamment la vaccination. « La confirmation de l’absence totale de risque, qui devrait logiquement arriver en janvier, devrait certainement permettre de dissiper ces derniers doutes.

Victor Garcia

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Anne Rosencher est la rédactrice en chef de L'Express.Anne Rosencher

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