
Voici l’article réécrit en français :
Dans les premiers instants de Rebel Moon de Zack Snyder, une mignonne petite créature générée par ordinateur, ressemblant vaguement à Baby Yoda, élargit ses yeux mignons et s’auto-immole, se sacrifiant pour exploser ses ennemis dans l’oubli. Environ 10 minutes après le début du film, ce moment marque l’absence totale de questions sur pourquoi Disney n’a jamais accepté la proposition de Snyder pour Star Wars qui est devenue Rebel Moon. C’est également un instant qui n’était pas inclus dans la première version du film.
- La première version est sortie en décembre dernier, d’une durée relativement normale de 134 minutes d’action de science-fiction, suivie d’un deuxième film encore plus court en avril.
- Le nouveau montage du réalisateur de Snyder, découpé en deux parties, totalise un impressionnant et absurde 377 minutes, soit environ la durée de la trilogie originale de Star Wars.
- Netflix diffuse désormais le film.
Avec plus de six heures de contenu, pourquoi Snyder n’a-t-il pas simplement remodelé le matériel en une trilogie plus gérable de films de deux heures avec une structure plus claire de début, milieu et fin et les sortir dès le départ ? Netflix souhaitait une version PG-13 plus gérable, mais les versions plus longues incluent beaucoup de violence et un peu de contenu sexuel, les classant en R dans le système de classification MPAA. Cependant, les versions PG-13 n’ont eu qu’une diffusion limitée en salles. Il semble que Netflix voulait sa propre version du Snyder Cut, à l’image de la version plus longue de Justice League qui a suscité beaucoup d’engouement en 2021.
- Le nouveau montage de Rebel Moon met en lumière les forces et les faiblesses du film, avec des ajouts rococo mais aussi des scènes déjà existantes étirées au-delà de toute raison.
- Les versions plus longues donnent plus de détails sur les personnages, mais n’apportent pas nécessairement plus de poids émotionnel à l’histoire.
Malgré ses défauts, un Rebel Moon de six heures souligne l’attrait de l’opus de Snyder, même dans ses faiblesses indulgentes. Les films se transforment en une sorte d’état de rêve étrange, où les images familières laissent place à des variations ou à du nouveau matériel. Les détails de construction du monde étrange émergent, tandis que d’autres s’effacent de la mémoire. C’est un film événementiel qui crée un état de transe immersive.
- La nature du film aurait pu être adaptée en une mini-série de six épisodes, mais Snyder a préféré maintenir l’expérience cinématographique.
- Rebel Moon s’adresse à un public varié, tout en cherchant à devenir une franchise multimédia.
Le film peut perdre la bataille, mais il accumule une tonne de détails.
