
Max Richter : Un compositeur classique aux multiples talents
- Né en 1966 en Basse-Saxe et élevé à Bedford, Max Richter est un compositeur classique primé.
- Il travaille dans divers domaines tels que la musique live, le cinéma, la danse, l’art et la mode, et a sorti neuf albums solo, dont « Sleep » en 2015, une œuvre de huit heures et demie basée sur la neuroscience du sommeil.
- Son dernier album « In a Landscape » vient de sortir.
- Une nouvelle pièce de ballet, « MaddAddam », une collaboration entre Richter et le chorégraphe Wayne McGregor, avec Margaret Atwood en tant que consultante créative, ouvrira ses portes à la Royal Opera House le 14 novembre.
In a Landscape : Un album intime et personnel
Cet album explore les polarités présentes dans le monde et comment les réconcilier. Max Richter cherche à harmoniser les différences en travaillant avec des matériaux en apparence opposés, tels que les sons trouvés et la musique composée, le monde humain et le monde naturel.
La résistance aux extrêmes de la vie quotidienne
Richter aborde la difficulté de nos habitudes de consommation médiatique actuelles, basées sur des algorithmes alimentant des émotions extrêmes. Il encourage chacun à développer ses propres stratégies pour s’en détacher.
Le succès de « Sleep » et les défis du streaming
Max Richter considère « Sleep » comme un manifeste pour un mode de vie plus lent. Il souligne les avantages de la diffusion en streaming pour explorer de nouvelles musiques, mais évoque également les défis économiques que cela pose aux artistes.
Recommandations musicales
Il recommande l’album « Reflections » de Sufjan Stevens, ainsi que le nouvel album de Nala Sinephro. Il évoque également son admiration pour des artistes tels que Chic et Future Sound of London.
Passion pour l’Eurovision
Max Richter confie son amour pour l’Eurovision, qu’il considère comme une soirée de folie où les frontières de genre et de goût disparaissent. Il partage ses souvenirs et ses chansons préférées de l’Eurovision.
Collaboration avec Margaret Atwood
Richter partage son expérience de travailler avec Margaret Atwood pour la pièce de ballet « MaddAddam », soulignant la richesse de cette collaboration.
En musique, les idées circulent constamment – et si on faisait ceci ? Et si on faisait cela ? Parfois, tout se met en place rapidement, parfois cela prend un peu de temps. C’est un peu comme un jeu de ping-pong.
La musique peut-elle avoir un impact politique ?
Tout dépend de ce que l’on entend par politique. Ou laissez-moi reformuler : je pense que la musique peut influencer notre état d’esprit, nous emmener dans un espace mental différent, séparé du monde du quotidien. Elle nous donne également un aperçu de ce que ressentait quelqu’un d’autre – ce que cela signifiait d’être cette personne – ce qui est l’une des choses les plus importantes dans la sphère sociale et politique. Vivre la perspective de quelqu’un d’autre, comprendre les émotions qui se cachent derrière, est vraiment précieux.
- MaddAddam sera présenté à l’Opéra Royal de Londres, du 14 au 30 novembre
