Le célèbre auteur, réalisateur et compositeur français David Lescot, primé à plusieurs reprises, présente sa pièce Dough, qui traite de l’argent : comment un homme le gagne, le gère – ou échoue à le faire – et surtout comment il le perd tout au long de sa vie. Programmé au festival d’Edimbourg cette année, le spectacle examine la relation d’un individu avec « le fric » (traduction française de « dough » qui signifie argent en anglais) comme une transaction continue entre lui-même et les autres.

Lescot ouvre ce compte rendu rythmé, amusant et émouvant avec l’argent que la grand-mère de son alter ego a mis en fidéicommis pour lui quand il était bébé, et le clôture après une petite négociation avec un directeur de funérailles. Entre les deux, les crédits et les débits financiers de notre héros incluent la découverte de la petite souris et de l’argent de poche, un investissement désastreux, une arnaque, la lutte pour subvenir aux besoins de sa famille en tant que jeune père et une négociation autour d’un aspirateur.

La pièce est une réflexion sur la manière dont l’argent affecte nos relations, nos choix et nos destins. Pour Lescot, « l’argent est plus qu’une simple valeur monétaire, c’est le lien, la quête ou le mal qui décide de nos relations, de nos choix, de nos destins ».

Selon lui, cette histoire est très personnelle. « Je voulais regarder la vie d’une personne de la naissance à la mort purement du point de vue de sa relation avec l’argent. Cela me fascine car notre vie entière et notre existence tournent autour de l’argent – que nous en ayons ou pas. La pièce est une réflexion sur cela et sur la façon dont les relations entre les gens sont affectées par l’argent ».

Dough a été commandé à l’origine par la Comédie-Française comme l’une des pièces courtes d’une série. Il a été traduit en anglais et a été joué à New York l’année dernière. Les mêmes trois acteurs qui ont participé à cette production joueront également à Edimbourg. Pour Lescot,  » c’est un regard très rapide sur la vie en 60 minutes. C’est très simple, il n’y a rien sur scène, juste un rectangle de lumière et les différents personnages autour du personnage principal qui entrent et sortent de la lumière ».

Le metteur en scène explore des problèmes difficiles avec humour et déclare que « pour moi, l’argent est un moyen, pas un but. J’ai choisi une carrière qui n’est pas réputée pour rapporter beaucoup d’argent, mais je gagne bien ma vie et c’est déjà une victoire ». Tandis qu’il pense que l’anglais est plus adapté pour sa pièce au lieu du français.

Pour lui, participer au festival d’Edimbourg est un risque calculé. « Nous ne ferons pas assez d’argent pour couvrir les coûts, mais c’est Edimbourg. C’est une plateforme internationale pour le théâtre, donc je pense que cela en vaut la peine. La chose la plus importante est que la pièce soit vue, montrée à un public plus large et j’espère qu’elle intéressera d’autres théâtres ».

Liste des points importants :
– Dough de David Lescot est une pièce sur l’argent
– Elle examine la relation d’un individu avec l’argent comme une transaction continue entre eux et les autres.
– Le spectacle traite de la relation de notre personnage avec l’argent de la naissance à la mort
– Les crédits et les débits financiers de notre héros incluent la découverte de la petite souris et de l’argent de poche, un investissement désastreux, une arnaque, la lutte pour subvenir aux besoins de sa famille en tant que jeune père et une négociation autour d’un aspirateur.
– La pièce est une réflexion sur la manière dont l’argent affecte nos relations, nos choix et nos destins.
– Selon Lescot, la pièce est très personnelle
– Il explore des problèmes difficiles avec humour
– Participer au festival d’Edimbourg est un risque calculé.