Sam Manekshaw – aussi connu sous le nom de Sam Bahadur (« Sam le Brave ») – a vécu des périodes de changement extraordinaire. Né dans une Inde sous domination britannique, il s’est engagé dans l’armée et a combattu pour les intérêts britannico-indiens contre le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la partition en 1947, il a été affecté à une nouvelle unité, car son régiment précédent faisait désormais partie des forces armées du Pakistan. Plus tard, il a supervisé la participation de l’Inde à la guerre indo-pakistanaise, qui a conduit à la formation du Bangladesh, et est devenu en 1973 le premier officier de l’armée indienne à être promu au grade de maréchal, juste au moment de sa retraite.

Ce cadre historique pourrait servir de base riche pour un regard à la Colonel Blimp sur la façon dont les valeurs et la politique évoluent autour d’un individu au fil du temps, mais les réalisateurs de ce biopic n’abordent pas le sujet de cette manière. Sans aucun doute dans le but de répondre à l’actuel mouvement nationaliste en Inde, et avec la contribution de la famille de Manekshaw, le réalisateur Meghna Gulzar adopte une attitude plutôt directe. Manekshaw est présenté comme un héros, constamment correct, noble, spirituel et indulgent. Qu’il affronte des politiciens, affronte un rival ou charme sa future femme, cet homme ne commet aucune erreur, et le charmant Vicky Kaushal est bien choisi pour le rôle.

Le film est des plus captivants lorsqu’il met en scène des anecdotes amusantes de la vie de Manekshaw. Lorsqu’il est atteint à la poitrine par des tirs de mitrailleuse, personne ne pense qu’il peut survivre. Un médecin demande à Manekshaw ce qui lui est arrivé ; il répond qu’il a été frappé par une mule et le médecin détermine qu’un homme ayant un tel sens de l’humour doit être sauvé à tout prix.

Ce choix conduit cependant le film à des difficultés au niveau de la structure générale du drame – les incidents et les séquences sont bien réalisés, mais la structure est quelque peu épisodique. C’est un problème récurrent pour les biopics ; comment donner aux événements l’élan de la fiction lorsque le récit sous-jacent est un fait avéré. Cela laisse au film l’impression d’être une démonstration de l’adage selon lequel l’histoire n’est qu’une foutue chose après une autre.

Sam Bahadur sort en salles le 1er décembre.

  • Sam Manekshaw, un héros de guerre indien
  • Le biopic de Meghna Gulzar sur la vie de Manekshaw
  • Des anecdotes fascinantes de la vie de l’homme
  • Les défis structurels du film
  • La sortie du film en décembre