
Une disparition mystérieuse, une réapparition troublante
La romancière, nouvelliste et réalisatrice Virginia Gilbert signe un drame soigneusement construit et brillamment interprété. Un film intime qui rappelle parfois une pièce de théâtre ou même une pièce radiophonique, mais qui n’en est pas moins captivant. Jared Harris et Juliet Stevenson incarnent John et Mary, un couple marié – lui est électricien, elle est institutrice – dont la fille Clare a disparu il y a 10 ans à l’âge de 14 ans. Pendant une décennie, ils ont vécu dans une sorte de désespoir refoulé et de désir inassouvi, une hibernation de l’âme.
Le 10e anniversaire de sa disparition, la police convainc John et Mary de participer à un appel télévisé angoissé pour obtenir des informations – et puis, un miracle. Une jeune femme tremblante et effrayée (interprétée par Erin Doherty) se présente à leur porte, apparemment du bon âge et ressemblant étrangement aux images générées par ordinateur de ce que Clare pourrait être aujourd’hui. Elle prétend être Clare et semble connaître des détails que seule Clare pourrait savoir. Mais est-ce vraiment elle ?
- Disparition de Clare il y a 10 ans
- Apparition d’une jeune femme prétendant être Clare
- Doutes et questionnements des parents
- Comparaisons avec d’autres films similaires
Mary veut croire avec passion et ignore tout élément contraire ; John, lui, est sceptique et pose des questions insistantes, continuant à hanter un centre communautaire pour jeunes sans-abri, demandant si quelqu’un a vu sa fille. Est-ce que cette « Clare » n’est qu’une opportuniste troublée et délirante qui cherche à attirer l’attention ? La seule façon d’en avoir le cœur net est de demander un test ADN.
Toutes les performances sont sincères et touchantes. Stevenson rappelle son rôle dans « Truly Madly Deeply » d’Anthony Minghella en 1990. Gilbert suggère de manière intéressante que l’imposture possible de Clare pourrait servir de thérapie à John et Mary. Le film, bien que légèrement maniéré, dégage de l’intelligence et de la force.
