
Une histoire de rédemption et de reconstruction à travers les terres venteuses d’Orkney
L’histoire se déroule sur une parcelle côtière isolée des terres d’Orkney, balayée par les vents atlantiques, où l’herbe reste courte et sauvage, métaphoriquement représentative de diverses situations. Cet endroit peut être à la fois apaisant et guérisseur pour les citadins en détresse ou bien tout aussi violent et destructeur que la ville. Il pourrait même symboliser la personne qui s’y rend, une toxicomane au fonctionnement limité, façonnée par des forces presque impossibles à fuir.
Saoirse Ronan incarne avec brio le rôle principal de ce drame poignant sur la récupération de la toxicomanie, réalisé par Nora Fingscheidt et adapté par Fingscheidt et Amy Liptrot d’après le mémoire de Liptrot de 2017, co-produit par Ronan et son mari Jack Lowden. Ronan interprète Rona, une jeune femme née à Orkney et vivant à Londres en tant qu’étudiante diplômée, plongée dans l’abus d’alcool et la dépression. Après une cure de désintoxication, elle retourne sur son île natale pour travailler bénévolement à la protection des habitats des râles des genêts.
- Rona, une jeune femme en proie à l’addiction et à la dépression, retourne sur son île natale d’Orkney pour se reconstruire.
- La performance de Saoirse Ronan est saluée pour sa justesse et sa force dans le rôle principal.
- Le film ne romantise pas la campagne, mais montre ses aspects à la fois beaux et intimidants.
- La relation complexe de Rona avec sa famille et son passé trouble est au cœur de l’intrigue.
Orkney n’est pas idéalisé comme un lieu rural innocent, mais comme un endroit à la fois magnifique et intimidant, avec des questions non résolues dans le calme apparent. Rona doit faire face à son passé familial tourmenté, notamment les troubles bipolaires de son père et la conversion religieuse de sa mère. Elle doit également affronter sa propre nature addictive héritée de son père, et peut-être se libérer de ce poids pour survivre.
Dans chaque plan, Saoirse Ronan captive l’audience par sa présence intense et concentrée. Son interprétation de l’alcoolisme et de la sobriété précaire est à la fois intelligente et plausible. Le film explore avec subtilité les luttes intérieures de Rona et sa quête de bonheur à travers des scènes poignantes et révélatrices.
