
Studio Ponoc – le studio d’animation japonais fondé par d’anciens membres de Studio Ghibli, qui nous a donné Mary and the Witch’s Flower – revient avec un film familial ludique et réconfortant qui rend hommage à la créativité des enfants. Adapté du roman pour enfants de 2014 d’AF Harrold du même nom, The Imaginary raconte l’histoire d’un garçon de trois ans appelé Rudger, qui se lance régulièrement dans des aventures sauvages avec des géants, des yétis et d’autres créatures fantastiques. Pourtant, la plupart des gens ne peuvent pas le voir ; il est l’ami imaginaire d’Amanda, une jeune fille en quête de réconfort après la mort de son père.
- Studio Ponoc revient avec un nouveau film familial
- Adapté du roman d’AF Harrold, The Imaginary
- Rudger, un ami imaginaire, part en aventures avec Amanda
- Réalisé par Yoshiyuki Momose, le film est magnifiquement illustré
- L’histoire explore des thèmes de deuil et d’imagination
Dirigé par l’animateur de Spirited Away, Yoshiyuki Momose, The Imaginary prend vie grâce à de riches illustrations dessinées à la main et peintes ; la ville britannique réelle dans laquelle vit Amanda et les mondes fantastiques qu’elle imagine sont présentés avec des détails oniriques et granuleux. Parfois, les scènes sont si magnifiquement texturées qu’elles ressemblent à des peintures à l’aquarelle. Pour Rudger et Amanda, le danger se présente sous la forme de M. Bunting, un homme mystérieux en chemise tropicale rouge qui traque les amis imaginaires. Une chemise hawaïenne n’a jamais paru aussi sinistre.
L’histoire cherche à plaire aux enfants et à l’enfant intérieur : il y a un sous-intrigue sur la mère d’Amanda, Lizzie (doublée dans la version anglaise par Hayley Atwell) et son enfance. Il y a des moments effrayants, en particulier sous la forme d’un acolyte de Bunting dont l’apparence rappelle le méchant sombre du film d’horreur The Ring. Ce n’est pas parfait : lorsque Rudger découvre un monde secret rempli d’autres « imaginaires » comme lui, avec des animaux dansants joyeux, le ton du film devient inégal, passant de la fable familiale émouvante au dessin animé télévisé fade du week-end.
Et pourtant, derrière toutes ces visions fantastiques se cache une histoire humaine sur le deuil, la perte et les choses que nous laissons derrière nous en grandissant. Amanda et sa mère font face à la mort de son père, et le film explore le pouvoir de l’imagination humaine lorsque le monde devient difficile à supporter. The Imaginary n’est peut-être pas un point culminant dans l’œuvre riche et variée de ses créateurs, mais c’est un témoignage émouvant et charmant des joies du rêve.
