Un blocus de tracteurs perturbe sérieusement les opérations du port d’Anvers

Un blocus de tracteurs a sérieusement perturbé les opérations du port belge d’Anvers, le deuxième plus grand d’Europe, ont déclaré les autorités, alors que des agriculteurs en colère ont continué leurs manifestations dans une demi-douzaine de pays européens mardi.

Les routes d’accès et les tunnels menant au port ont été bloqués par environ 500 tracteurs dès le petit matin, ont déclaré les autorités.

Cette manifestation est la dernière d’une série d’actions récentes menées par des agriculteurs à travers le bloc, à l’exception de quatre États membres de l’UE, qui réclament des prix plus élevés pour leurs produits, des règles environnementales moins strictes et une meilleure protection contre les importations bon marché.

  • Le port d’Anvers paralysé par un blocus de tracteurs
  • Les agriculteurs manifestent dans une demi-douzaine de pays européens
  • Les exigences des agriculteurs pour des prix et une réglementation plus favorable

L’union des agriculteurs de Belgique a critiqué « un manque de résultats concrets » des pourparlers avec le gouvernement, déclarant que les groupes de travail visant à trouver des solutions se sont révélés être « des lieux de discussion qui ne débouchent que sur des promesses vagues à long terme ».

En Espagne, une manifestation contre l’impact de l’agriculture des lois environnementales européennes et la concurrence déloyale de produits alimentaires bon marché importés de l’extérieur du bloc – dont beaucoup sont produits dans des conditions moins strictes que celles en Europe – en est à son huitième jour.

  • Les manifestations des agriculteurs se poursuivent en Espagne, en Pologne, en Moldavie, en Bulgarie et en Grèce.
  • Les agriculteurs demandent un soutien financier et des mesures contre l’impact des réglementations environnementales.

Les agriculteurs polonais ont également poursuivi leurs manifestations, en déversant du grain aux points de passage à la frontière avec l’Ukraine. L’UE a suspendu les quotas et droits sur les produits agricoles ukrainiens après l’invasion de la Russie, ce qui a fait chuter les prix dans les pays voisins.

Les agriculteurs moldaves ont également bloqué un point de passage frontalier clé avec la Roumanie avec leurs tracteurs mardi, réclamant davantage de subventions de l’État pour compenser les récentes pertes.

En Grèce, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a rencontré les représentants des agriculteurs mardi et a promis plus d’aide, en particulier pour les prix de l’électricité.

  • Les agriculteurs exigent des soutiens supplémentaires du gouvernement pour faire face à la sécheresse et aux coûts de production élevés.
  • Les agriculteurs exigent également la démission du ministre de l’Agriculture en Bulgarie.

En France, cependant, Aurélien Rousseau, le chef du plus grand syndicat agricole, a déclaré mardi que des manifestations pourraient reprendre si le gouvernement n’en faisait pas davantage.

Les principaux syndicats agricoles français ont suspendu leurs manifestations le 1er février après des concessions du gouvernement, notamment l’abandon d’une augmentation prévue de la taxe sur le diesel, un soutien d’une valeur de 600 millions d’euros et la promesse de ne plus imposer de règles plus strictes que ce que les lois européennes exigent.

  • Les agriculteurs français menacent de reprendre les manifestations si le gouvernement n’apporte pas de véritables changements.
  • Les négociations en France portent sur des prix plus élevés pour les produits et des règles moins contraignantes.