
« Renforcer la coopération navale entre la Russie et la Chine » et « maintenir la paix et la stabilité dans la région Asie-Pacifique ». C’est, selon le ministère russe de la Défense, l’objectif principal des exercices conjoints d’artillerie anti-roquettes et anti-sous-marins organisés avec la marine chinoise cette semaine. Dans un communiqué publié lundi 19 décembre, Moscou a indiqué que ces manœuvres auraient lieu entre le 21 et le 27 décembre en mer de Chine orientale.
Selon le ministère de la Défense, la Russie déploiera le croiseur lance-missiles Varyag, la frégate Marshal Shaposhnikov et deux corvettes. De son côté, selon le ministère russe, la Chine enverra deux destroyers, deux patrouilleurs, un ravitailleur et un sous-marin diesel.
« Les exercices impliqueront des avions et des hélicoptères de la Pacific Fleet Air Force (Russie) et de la marine chinoise », a-t-il déclaré.
Renforcer les liens au milieu du conflit en Ukraine
Ces derniers mois, la Russie a cherché à renforcer ses liens avec les pays asiatiques, en particulier la Chine, face aux sanctions occidentales qui lui ont été imposées au lendemain de son avancée en Ukraine. Moscou et Pékin se présentent comme un contrepoids géopolitique aux États-Unis et à leurs alliés.
Ce n’est pas le premier entraînement des militaires russes et chinois. Les deux marines et forces aériennes ont entamé des manœuvres conjointes au large des côtes du Japon et de la Corée du Sud pendant 13 heures en mai, obligeant les Sud-Coréens à lancer des avions de chasse comme moyen de dissuasion lorsque le président américain Joe Biden était à Tokyo. En septembre de l’année dernière, l’armée chinoise a participé aux exercices militaires Vostok-2022.
De plus, fin septembre, une patrouille des garde-côtes américains a signalé que trois navires de la marine chinoise avaient été observés dans la mer de Béring et dans la zone économique exclusive américaine, en formation avec quatre navires russes. Fin novembre, la Russie a signalé qu’un escadron de bombardiers stratégiques russes et chinois effectuait des patrouilles aériennes au-dessus des mers du Japon et de la Chine orientale.
Révision majeure de la doctrine de défense de Tokyo
Ces manœuvres navales préoccupent les voisins, notamment le Japon. Le gouvernement japonais a approuvé vendredi une révision radicale de sa doctrine de défense dans le but, entre autres, de contrecarrer la puissance militaire chinoise, ce que Tokyo a qualifié de « défi stratégique sans précédent » pour sa sécurité.
Ainsi, le Japon prévoit, dans le cadre de la plus grande révision de sa politique de défense depuis des décennies, d’augmenter considérablement ses dépenses militaires, d’unifier le commandement et d’augmenter la portée de ses missiles. Si ces changements sont soutenus par l’opinion publique japonaise, il s’agit d’un tournant majeur pour ce pays, dont la constitution pacifiste, adoptée au lendemain de sa défaite à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lui interdit en principe de construire une véritable armée.
La doctrine défensive du Japon est exposée dans trois documents faisant clairement référence à la Chine, à la Corée du Nord et à la Russie, que l’AFP a examinés avant son adoption. Quant à la Russie, sa « volonté d’utiliser la force pour atteindre ses propres objectifs de sécurité, comme en Ukraine, est claire », et ses activités militaires dans la région Asie-Pacifique, ainsi que sa coopération stratégique avec la Chine, « soulèvent de graves problèmes de sécurité ». .” disent les documents.

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
